Synopsis

Enserrés dans le carcan des règles de la mondialisation libérale, ligotés par l’approche d’échéances électorales, les Etats-Nations peinent à réformer leurs pays respectifs. Ils semblent avoir perdu tout réel pouvoir. En conséquence, les élections démocratiques paraissent perdre leur légitimité : à quoi bon voter pour des partis qui ne peuvent rien pour nous ? D’où une tendance au repli des électeurs vers des mouvements populistes et nationalistes.

Si ces Etats ont perdu le contrôle de leur propre territoire, comment pourraient-ils affronter des problèmes d’envergure planétaire ? La coopération internationale a atteint ses limites et le temps nous manque pour éviter une catastrophe écologique majeure. En conséquence, c’est le concept d’Etat-Nation qui semble dépassé. Pour aborder des enjeux mondiaux, il faut se doter d’un cadre décisionnel démocratique planétaire : la Fédération Universelle.

Ni de gauche, ni de droite, la Fédération Universelle est le cadre politique nous permettant de reprendre notre destin en main. Si vous rangez ce livre dans votre bibliothèque après l’avoir seulement parcouru, il n’aura pas atteint son objectif. Il représente un argumentaire de mobilisation et un instrument de combat.

Points de vente : Sauramps Le Triangle et Amazon

jeudi 29 mai 2014

Le paradoxe du nénuphar appliqué à la croissance

Débats autour de "La fin des Etats-Nations" : Le paradoxe du nénuphar appliqué à la croissance.

Notre système économique est entièrement basé sur la croissance du PIB. A l’échelle mondiale, elle est en moyenne largement supérieure à 3% par an depuis 1950. Question : avec une croissance de 3%, en combien de temps double-t-on le PIB mondial ? 

Réponse : en 25 ans ! Autrement dit, si nous voulons maintenir le système économique actuel, alors la production mondiale devra doubler d’ici 25 ans, et quadrupler dans 50 ans. D’où la question toute bête : la planète est-elle capable de nous fournir 4 fois plus que ce que nous produisons aujourd’hui ? 4 fois plus d’énergie, 4 fois plus de matières premières, etc. ? 

Attention, vous n'avez que deux réponses possibles : 

- Oui, la planète peut produire 4 fois plus qu’aujourd’hui (et 8 fois dans 75 ans, 16 fois dans un siècle…). C’est bien ! Vous êtes quelqu’un de très optimiste ! 

- Non, c’est complètement illusoire. Pas bien ! Vous êtes un défaitiste ! Parce qu’en répondant non, vous admettez qu’il est impossible de maintenir une croissance de 3%. Vous êtes donc en train de dire que le système économique dans lequel nous vivons ne peut que s’effondrer dans moins de 50 ans. Et ça, c’est complètement impossible, voyons ! 

Petit rappel pour ceux qui pensent que j’exagère : 
- Entre 1973 et 2012, la croissance mondiale n’a pas été de 3%... mais de 4,2% 
- Le PIB mondial a doublé entre 1913 et 1950, malgré 2 guerres mondiales (37 ans) 
- Il a triplé entre 1950 et 1973 (23 ans) 
- Doublé entre 1973 et 1998 (25 ans) 
- Doublé entre 1998 et 2010 (12 ans) 

Source : Banque Mondiale 

La question n’est donc pas de savoir si le système va s’écrouler, mais quand. Et par conséquent, il est de notre devoir d’imaginer dès maintenant comment définir le vivre ensemble dans le monde d’après. En bref, de réfléchir à une gouvernance globale de la planète. Que ceux qui pensent qu'il serait temps de s'intéresser à cette problématique partagent cette page !

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